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L’hélium, de l’IRM à la détection de fuites
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L’hélium, de l’IRM à la détection de fuites

L’hélium, de l’IRM à la détection de fuites — illustration Astragas

L’hélium est le gaz le plus léger après l’hydrogène, et le seul qui ne se solidifie pas dans les conditions ordinaires. Ces particularités physiques lui ouvrent des usages qu’aucun autre gaz ne remplit.

D’où il vient ?

Contrairement à l’oxygène, à l’azote ou à l’argon, l’hélium ne s’extrait pas de l’air : il ne s’y présente qu’en très faible quantité. Il est extrait du gaz naturel par un procédé de séparation à basse température appelé distillation fractionnée.

Cette origine explique tout le reste. L’hélium n’est pas produit là où on en a besoin : il est produit là où se trouvent les gisements de gaz naturel qui en contiennent, ce qui en fait un gaz de chaîne longue, à la différence des gaz de l’air.

Les usages médicaux

L’IRM. Notre fiche produit liste le refroidissement des aimants des scanners médicaux. C’est l’usage le plus critique de l’hélium en santé : les aimants supraconducteurs des appareils d’imagerie par résonance magnétique doivent être maintenus à très basse température, et l’hélium liquide est le seul fluide qui l’assure. Un appareil d’IRM sans hélium ne fonctionne pas.

La chirurgie. Notre fiche liste également l’usage en chirurgie, pour la dissection et la coagulation du sang.

Les usages industriels

Notre fiche produit documente :

  • gaz de protection en soudage TIG et MIG ;
  • manipulation des atmosphères inertes ;
  • gonflage des ballons et des dirigeables ;
  • plongée sous-marine, dans les mélanges respirables ;
  • laboratoire, pour l’analyse des métaux ;
  • détection des fuites ;
  • industrie spatiale, pour la pressurisation du combustible et du comburant dans les réservoirs des fusées ;
  • industrie nucléaire, comme fluide de transfert de chaleur dans certains réacteurs refroidis au gaz.

Pourquoi il est irremplaçable en détection de fuites ?

L’hélium est chimiquement inerte et son atome est très petit. Il traverse donc des interstices que d’autres gaz ne franchissent pas, et il ne réagit avec rien en chemin.

Comme il est quasiment absent de l’atmosphère, sa détection à l’extérieur d’une enceinte mise sous hélium constitue un signal sans ambiguïté : ce qui est mesuré vient nécessairement de la fuite recherchée. Aucun autre gaz courant n’offre cette combinaison de finesse et d’absence de bruit de fond.

Comment il est livré ?

Sous forme liquide, en iso-conteneurs ou en récipients cryogéniques. Sous forme gazeuse, en bouteilles ou en cadres sous haute pression.

Le choix se fait, comme pour les autres gaz, sur le volume consommé et l’équipement en place. Les usages médicaux d’IRM relèvent typiquement de la forme liquide ; la détection de fuites et le soudage se satisfont du gazeux.

Les précautions

L’hélium n’est ni inflammable, ni toxique, ni comburant. Comme tous les gaz inertes, il présente un risque d’asphyxie par déplacement de l’oxygène dans les espaces confinés, et il est incolore et sans odeur détectable.

Sous forme liquide s’ajoute le risque de brûlure par le froid, commun à tous les produits cryogéniques, ainsi que la nécessité d’un contenant non hermétique — l’évaporation continue doit pouvoir s’échapper.

Comme pour tous les gaz sous pression, seules les personnes formées et expérimentées doivent manipuler le produit, et l’équipement employé doit être adapté au produit, à sa pression et à sa température d’utilisation.

Sources

  • Fiche produit Hélium, Astragas.

Hélium liquide et gazeux

Disponible au Cameroun. 

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