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Soudage et oxycoupage : bien choisir ses gaz
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Soudage et oxycoupage : bien choisir ses gaz

Soudage et oxycoupage : bien choisir ses gaz — illustration Astragas

Dans un atelier, le choix des gaz est souvent hérité : on utilise ce qu’utilisait le prédécesseur. C’est dommage, parce que ce choix conditionne la qualité de la soudure, la vitesse d’exécution et le coût de reprise.

Deux familles d’usage à ne pas confondre

Les gaz de combustion produisent la chaleur. C’est le couple acétylène-oxygène.

Les gaz de protection ne brûlent pas : ils chassent l’air du bain de fusion pour éviter l’oxydation du métal. Ce sont l’argon, le dioxyde de carbone et l’hélium.

Un même atelier consomme souvent les deux, pour des postes différents.

Le couple acétylène-oxygène

Nos fiches produits listent, pour l’acétylène comme pour l’oxygène : soudage, oxycoupage et traitement thermique oxyacétylénique. L’oxygène est en outre utilisé pour le forage thermique.

C’est le procédé le plus polyvalent et le moins dépendant d’une alimentation électrique — un critère qui compte sur chantier. La flamme oxyacétylénique est la plus chaude que produise un couple de gaz courants.

Deux précautions structurent son emploi, et elles sont écrites dans les fiches de sécurité :

  • Sur l’oxygène : ni huile ni graisse. L’oxygène est comburant, il accélère vigoureusement la combustion. Tout corps gras sur un détendeur, un raccord ou un flexible est un départ d’incendie potentiel. L’équipement doit rester exempt de graisse, et seuls des lubrifiants et joints compatibles doivent être employés.
  • Sur l’acétylène : incompatibilités métalliques. Éviter tout contact avec le cuivre pur, le mercure, l’argent, et les alliages contenant plus de 65 % de cuivre ou plus de 43 % d’argent. Prendre des mesures contre les décharges électrostatiques, et purger l’air de l’installation avant utilisation.

L’argon, gaz de protection de référence

L’argon est listé sur notre fiche produit comme gaz de protection en soudage TIG et MIG. C’est un gaz inerte : il ne réagit ni avec le métal fondu ni avec l’électrode.

Il est présent en très faible quantité dans l’air, environ 0,94 %, et il est obtenu par distillation fractionnée de l’air liquide. Sa densité relative par rapport à l’air est de 1,38 : plus lourd que l’air, il reste bien sur le bain de fusion — une propriété utile en soudage, et un facteur de risque en espace confiné.

L’argon sert aussi, en dehors du soudage, à la manipulation d’atmosphères inertes dans les fours électriques à électrodes de graphite, à l’affinage des alliages d’aluminium, et à l’analyse des métaux en laboratoire.

Le CO₂ et l’hélium, également en protection

Le dioxyde de carbone et l’hélium figurent l’un et l’autre, sur nos fiches produits, comme gaz de protection en soudage TIG et MIG.

L’hélium présente une conductivité thermique élevée qui modifie le comportement du bain de fusion. Il est extrait du gaz naturel par distillation fractionnée à basse température, et il se présente en très faible quantité dans l’air.

L’azote, en construction mécanique

L’azote n’est pas un gaz de soudage, mais il est présent dans les mêmes ateliers : notre fiche produit le liste en construction mécanique comme gaz moteur, comme gaz d’inertage et pour l’emmanchement par contraction — technique qui utilise le froid pour rétracter une pièce avant assemblage.

Il sert également à la protection des métaux hautement oxydables en métallurgie, et comme agent extincteur dans la lutte contre les incendies.

Comment choisir ?

Trois questions suffisent à cadrer le choix.

Quel procédé ? Chalumeau, TIG, MIG/MAG, découpe. Le procédé détermine la famille de gaz.

Quel métal ? Acier, inox, aluminium. Le métal détermine le gaz de protection et, le cas échéant, le mélange.

Quel volume et quelle fréquence ? Cela détermine le conditionnement : bouteille pour un poste isolé, cadre haute pression pour un atelier, liquide pour une consommation importante.

Ces trois réponses en main, un fournisseur de gaz peut proposer une configuration argumentée. Sans elles, il ne peut que reconduire l’existant.

Le point de sécurité de l’atelier

Le risque le plus fréquent en atelier de soudure n’est pas la brûlure : c’est l’accumulation de gaz de protection en zone mal ventilée. L’argon et le CO₂ sont plus lourds que l’air, incolores et sans odeur détectable. Ventilation, détection d’atmosphère dans les fosses et locaux bas, et formation du personnel restent les trois mesures qui comptent.

Sources

  • Fiches produits Acétylène, Oxygène, Argon, Dioxyde de carbone, Hélium et Azote, Astragas.
  • Fiches de données de sécurité Oxygène et Acétylène dissous (section 7).

Acétylène, oxygène, argon : la gamme complète du soudeur

Bouteilles et cadres haute pression.

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