Dans cet article
Le traitement de l’eau fait appel à des gaz industriels sur deux fonctions distinctes, qui interviennent à des étapes différentes de la chaîne : la désinfection et la régulation du pH.
L’oxygène, matière première de l’ozone
Notre fiche produit Oxygène liste, parmi ses applications industrielles, le traitement de l’eau (production de l’ozone).
L’ozone est produit sur place, à partir d’oxygène. C’est une nécessité technique autant qu’un choix : l’ozone est instable et ne se stocke pas. Chaque installation qui l’utilise le fabrique en continu, ce qui suppose un approvisionnement régulier en oxygène et une disponibilité qui ne souffre pas d’interruption — si l’oxygène manque, la désinfection s’arrête.
L’oxygène est obtenu soit par liquéfaction de l’air, que l’on distille pour séparer l’azote, soit par séparation de l’air gazeux par adsorption, le procédé PSA. Sa masse molaire est de 32 g/mol, sa densité relative par rapport à l’air de 1,1.
Le dioxyde de carbone, pour le contrôle du pH
Notre fiche produit Dioxyde de carbone liste le traitement de l’eau (contrôle du pH).
Le CO₂ acidifie l’eau en s’y dissolvant. Il constitue une alternative aux acides minéraux forts, avec des avantages opérationnels connus : un produit moins agressif pour les installations et pour les personnels, et une régulation plus progressive, donc plus facile à stabiliser autour d’une consigne.
Sa fiche de données de sécurité indique une masse molaire de 44 g/mol et une densité relative par rapport à l’air de 1,52.
Deux autres usages connexes
L’oxygène est également utilisé en pisciculture, où l’oxygénation de l’eau conditionne directement la densité d’élevage possible.
L’ammoniac intervient dans la neutralisation des acides et dans la lutte contre la pollution, deux applications listées sur sa fiche produit.
Ce que ces usages ont en commun
Dans les deux cas, le gaz n’est pas un consommable d’appoint : il est intégré au process. Une station qui désinfecte à l’ozone ou qui régule son pH au CO₂ ne peut pas fonctionner sans son gaz. La continuité d’approvisionnement devient donc un paramètre d’exploitation, au même titre que l’électricité.
Cela conduit à trois arbitrages, à faire avec son fournisseur :
- la forme — gazeuse en bouteilles et cadres haute pression, ou liquide en iso-conteneurs et récipients cryogéniques, selon la consommation ;
- le dimensionnement du stock tampon, calculé sur la consommation réelle et sur la variabilité du délai de livraison, pas sur une moyenne ;
- la régularité des livraisons, qui compte souvent davantage que le prix au mètre cube.
La sécurité sur site
Le CO₂ est plus lourd que l’air et s’accumule dans les points bas et les espaces confinés — or les stations de traitement en comptent beaucoup : fosses, galeries techniques, locaux de dosage enterrés. Ventilation et détection d’atmosphère sont les mesures de base.
L’oxygène, lui, est comburant : il accélère vigoureusement la combustion. Sa fiche de sécurité impose de n’utiliser ni huile ni graisse sur les équipements en contact, et de maintenir l’installation exempte de tout corps gras.
Ces deux points figurent en section 7 des fiches de données de sécurité correspondantes, consultables librement sur ce site.
Sources
- Fiches produits Oxygène, Dioxyde de carbone et Ammoniac, Astragas.
- Fiches de données de sécurité Oxygène et Dioxyde de carbone (sections 7 et 9).
Oxygène et CO₂ pour le traitement de l’eau
Approvisionnement régulier depuis Douala.